
Les impératifs techniques : la connexion et l’équipement pour le Tweetwall
Le premier impératif pour organiser un live-tweet, et non des moindres dans nos bâtiments : offrir une bonne connexion pour votre public et leur smartphone. Car sans réseau, évidemment pas de possibilité de s’exprimer sur Twitter. Donc testez votre réception 3G (tout opérateur) dans la salle et, si elle est mauvaise, prévoyez d’ouvrir un accès wifi pour la durée de la soirée.
Ensuite, pour votre Tweetwall, vous aurez besoin de mettre en place :
- un vidéoprojecteur, relié à un ordinateur connecté à Internet
- un second ordinateur pour la modération (vous pouvez tout gérer sur un seul ordinateur mais d’expérience il est plus simple et sage d’en avoir deux)
- un écran de contrôle visible par les intervenants s’ils doivent interagir avec le contenu issu de Twitter / l’alternative pouvant être que certaines questions posées via Twitter soient transmise aux intervenants par une personne de l’équipe
Le budget
Le budget est variable. Il dépendra de l’équipement disponible dans votre structure (vidéo-projecteur, ordinateur…) et donc des éventuels frais de location que vous aurez à prévoir.
Ensuite, pour l’utilisation d’un utilitaire pour la projection, comme TweetWallPro présenté précédemment, vous avez la solution gratuite et la solution payante.
La gratuite vous permettra de modérer le contenu. Vous pourrez choisir la durée et le design de votre projection. Toutes les 5 min passera un message “This is a demo version” et toutes les 10 min un panneau TweetWallPro sera diffusé.
La payante sera vierge de la promotion de la société. Vous pourrez y ajouter des panneaux présentant l’événement ou vos partenaires (tout est possible). Le coût varie selon la durée de la projection et se paie en crédit (un crédit = 1h = 32 à 50 euros selon le nombre de crédits acheté à la fois).
Le hashtag
Le hashtag, n’importe qui peut l’inventer mais vous devez en recommander un qui sera le mot clé officiel de votre événement. Si vous ne le faites pas, suivre les tweets s’avèrera beaucoup plus difficile (imaginez que pour parler de Pippo Delbono chez nous en ce moment, les spectateurs utilisent indifféremment #Pippo #Delbono #PippoDelbono #PDelbono #Dopolabattaglia etc.).
Votre hashtag doit être choisi avec soin :
- il doit être court : être rapide à composer et ne pas trop empiéter sur les 140 caractères d’un tweet
- il doit être clair : mot en relation direct avec l’événement, acronyme, il doit avoir un sens et être facile à retenir
- il doit être unique : vérifier que le mot, l’acronyme choisi n’est pas déjà utilisé sur Twitter (ex : si votre événement s’appelle “Or Si Elsa Fuyait” n’utilisez pas #OSEF qui sur Twitter veut dire “On S’En Fout”…)
Les moyens humains : le community manager référent
Une personne doit être connectée au LT sur Twitter toute la durée de l’événement pour RT (retweeter) et répondre aux tweets du public. L’interaction doit être intrinsèque à toutes vos actions sur les médias sociaux.
Pour cela, un outil tel que TweetDeck vous sera très utile.
Soit dit en passant, ce type d’outils vous servira au quotidien pour suivre vos mentions, mots-clés (noms d’artistes, de spectacles), effectuer des recherches ou retweeter des contenus intéressants. Vous pourrez également programmer des tweets à l’avance.
Si vous ouvrez un TwitterWall, cette même personne en assurera la modération… si vous décidez de modérer. J’aurais tendance à toujours privilégier la modération. Cela prend un peu de temps mais oblige à avoir conscience de tout ce qui sera diffusé et permet d’éviter quelques mésaventures. En revanche, la modération doit avoir du sens et être cohérente avec l’esprit Twitter : laissez de la marge dans ce que vous affichez, ne restez pas que dans l’utilitaire, mots d’humour, d’humeur ont leur place… Il faut que le ton soit libre.
Le compte de votre @institution
Ensuite, le compte de l’institution doit être partie prenante du dialogue. Mais plutôt que décrire ce qui se passe, ce que font les spectateurs-twittos, l’institution peut fournir des informations complémentaires, envoyer des liens, des images… Elle peut et doit enrichir l’échange en contenu.
Préparez votre contenu en amont : images, noms des intervenants/artistes/oeuvres correctement orthographiés dans un bloc note (éditeur de texte brut) accompagnés des éventuelles pseudo Twitter s’ils existent, liens…
…et la communication
Évidemment, il faut savoir faire et faire savoir. Indiquez partout que l’événement fait l’objet d’un LT : en amont sur votre site, vos documents, les réseaux sociaux… et sur place par un affichage explicite à l’entrée et dans la salle.
Travaillez sur Twitter principalement pour faire connaître votre initiative et inviter votre communauté Twitter à assister à votre événement. Ceci est un travail de moyen terme : vous aurez au préalable repéré des interlocuteurs fidèles, avec qui vous échangez régulièrement et qui sont intéressés par votre structures. Vous pourrez les inviter à assister à votre événement.
Car si au sein de votre public, il n’y a pas d’utilisateurs de Twitter… pas de LT.
Enfin, affichez clairement sur place, le jour de l’événement :
- le hashtag de la soirée
- vos identifiants d’accès wifi le cas échéant (nom du réseau, mot de passe de la soirée, que vous changerez bien sûr le lendemain)
Et après ? Quel reporting sur Twitter ?
Il existe des outils pour faire une sorte de bilan de votre LT.
Je pense notamment à Tweetdoc qui, avec un terme de recherche et un créneau de date, sortira les tweets émis ainsi que la liste des participants.
Par exemple : pour notre expérience avec Radio France, nous avons eu 125 participants qui ont émis plus de 500 tweets contenant #RFtravail. On observe que la durée de vie du hashtag est supérieure à la simple durée de l’événement : encore 5 jours après, il continuait à être utilisé.
Tweetdoc peut également vous servir pour des recherches sans hashtag (nom de votre lieu, titre d’un spectacle, nom d’un artiste…).
Si vous trouvez un meilleur outil de suivi, n’hésitez pas à laisser un commentaire.
Photo : © Charlotte Bouvier / Radio France
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